Ce matin, en me réveillant, j’ai eu un déclic.
Je me suis dit : « Ça y est, je crois que j’en ai envie. »
Envie de partager avec vous cette expérience unique que j’ai vécue aux Philippines.

On m’a souvent demandé comment s’était passé mon séjour, tout en enchaînant sur « Non mais, ça avait l’air ouf tes vacances ! », puis « Cette île paradisiaque que tu as postée sur Instagram, le pied ! »,
« Tu m’as tellement donné envie ».

A chacune de ces questions et de ces exclamations, ne voulant pas passer pour une rabat-joie, je me disais : « Allez, Chloé avale ta salive, prend sur toi et répond que oui, c’était top. » Alors, je balbutiais un vulgaire « Oui, oui c’était super ! », avec un grand sourire, tout en essayant de masquer le stress qui m’envahissait, et en changeant rapidement de conversation.

Il est vrai qu’après tout, sur Instagram, on poste ce que l’on veut bien montrer. Une jolie plage, le dernier maillot de bain à la mode, un repas sur une feuille de bananier, un magnifique coucher de soleil et tout ce qui pourra faire jalouser vos followers. Le beau. Juste le beau. Et niveau réalité, le strict minimum pour ne pas gâcher l’harmonie de votre fil Instagram de blogueuse mode. Enfin, vous voyez.
Et tout simplement aussi pour se persuader que « Si si, c’est bien quand même, c’est beau ! »

Mais un endroit ne suffit pas juste d’être beau pour s’y sentir bien.
Les Philippines, c’est un pays très pauvre. Les plus pauvres vivent dans la rue, au pied des logements des « moyennement pauvres ». Comprendre : ils mangent, travaillent, discutent, jouent, élèvent leur enfant, se lavent, dorment, tout ça, dans la rue. Sans réellement posséder une maison, ou même un simple toit.
Mais ces gens sont heureux. Tellement heureux.
Leur bonheur est indescriptible. Le simple fait de réussir à manger correctement tous les jours les rend heureux. Même sous les inondations, ils vous répondront : « Nous les Philippins, on garde toujours le sourire. »
(Je leur ai soufflé qu’il fallait venir transmettre ça aux Français, hein !)
Pour ma part, même leur bonheur n’a pas réussi à me mettre à l’aise, et à être complètement bien.

Ma meilleure amie, avec qui je suis partie, est philippine.
Elle y a grandi jusqu’à l’âge de 12 ans. Une belle occasion de découvrir son pays. Mais pas seulement.
J’ai pu comprendre certains de ses comportements. Il n’y a pas à dire, les Européens sont différents des Asiatiques en beaucoup de points. Ou l’inverse (qui sait).

Bon sinon, si je rentrais dans le vif du sujet ?
Bah oui c’est vrai, Chloé, tu tournes autour du pot là !
Bon donc comme je vous l’ai dit, les Philippines, c’est un pays très pauvre. Il y a très peu de touristes. Très peu de blancs. Et encore moins de fille blanche et blonde. Tout ce qui ne vaut mieux pas être quand on veut visiter les Philippines tranquillement, en incognito. C’était donc loupé pour moi. Les petites filles me regardaient avec des étoiles dans les yeux et la population pensait que j’étais une « actrice en repérage ».
Chacun de mes faits et gestes était surveillé, je me sentais épiée. Un peu comme si j’étais dans la peau d’une star, mais seulement avec les mauvais côtés.
Alors, vous allez me dire que c’est plutôt marrant comme expérience, après tout. Non ?
Et bien, non. Les deux premiers jours peut-être, et encore. C’est très vite devenu pesant. Très pesant. D’autant plus que contrairement aux célébrités, je ne possédais pas de garde du corps. Les blancs sont considérés comme riches. Rien que par le simple fait de pouvoir se payer un billet d’avion.

Et donc un jour, ce qui devait arriver, arriva.
Je me suis faite agresser par un homme qui voulait mes affaires. Équipé d’un couteau.
Une sale histoire dont je suis sortie pratiquement indemne grâce à un garde armé d’un immeuble des environs.
Seul un petit coup de couteau à l’épaule et des vêtements déchirés, pour souvenir.

Crises d’angoisse dans le métro, cicatrisation se faisant, paranoïa urbaine… Ce cercle vicieux qui me berce depuis mon retour à Paris est désormais derrière moi. Alors avec quelques semaines de recul, j’arrive à me dire que c’est une expérience comme une autre. Avec du bon et du mauvais. Mais que je suis extrêmement contente d’avoir vécu.
Aujourd’hui, je peux enfin dire que OUI, c’était de belles vacances : j’ai découvert une population vraiment formidable, leur incroyable vision du bonheur et leur joli pays.

Une belle leçon de vie.


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La république des Philippines est le pays qui comptabilise le plus d'îles au monde, plus de 7000 !
2000 sont habitées et plus de 2500 n'ont même pas de nom. Nous avons eu la chance de passer une journée sur une mini île paradisiaque. Tout près de l'île de Cébu où on a passé une semaine dans au sein d'une famille typiquement Philippine, à Lapu Lapu City. Autant dire que niveau communication, ce n'était pas toujours ça !

chloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippinesJennifer, ma Philippine d'amour.chloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippines

Il faut savoir que les Philippins, comme beaucoup d'asiatiques de manière générale, raffolent du riz. C'est un peu l'équivalent du pain chez nous. Ils en mangent, le matin (oui oui), le midi, l'après-midi (avec une glace, normal) et le soir. Ils mangent un vrai plat le matin, ce qui m'a un peu surprise le premier jour où nous sommes arrivées dans la famille. 8h du mat : riz, poisson grillé et pâtes.
"Euh vous n'auriez pas juste un... café ? Par exemple. Si c'est possible bien sûr"

Ils dégustent leur barbecue sur une jolie feuille de bananier, ce qui n'était pas pour me déplaire.

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La famille chez qui nous vivions avait deux "femmes à tout faire", très gentilles et toujours à nos petits soins. Leurs enfants vivaient sous le même toit que nous. Elles nous ont emmenées visiter les habitations de leur famille et amis dans le village où on était à Lapu Lapu city.

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Les enfants grandissent assez mal, ce petit avait 2 ans et faisait la taille d'un enfant d'un an chez nous.

chloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippineschloe and you blog mode philippinesL'éventail, l'accessoire indispensable avec la chaleur pesante et humide.

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Nous sommes également allées visiter la "capitale" de l'île de Cébu : "Cébu"
(La ville où je me suis faite agresser, une ville qu'on a finalement pas tant apprécié que ça, comme vous devez vous en douter)

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Et pour finir, nous avons bien évidemment faist un détour par la capitale des Philippines, Manille. C'est dans cette ville que Jennifer a grandi et où elle possède encore une petite maison.
Je n'ai pas réussi à photographier la ville, ne me sentant pas à l'aise avec tout appareil technologique.

Seul un quartier de la ville nous a permis de prendre quelques photos et surtout de se sentir totalement à l'aise, un petit coup de coeur "Bonifacio Global City". Un très chouette quartier, très occidentalisé que nous a fait découvrir des amis d'enfance de Jennifer.

chloe and you blog mode philippinesVanilla Cupcake Bakery
Two Parkade, 30th Street Corner 7th Avenue, Bonifacio Global City, Taguig City

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